Santé intégrative et sophrologie :

Santé intégrative et sophrologie :

Pour ce premier post, j’aimerais partager avec vous un événement porteur à mes yeux, qui a abordé la question de la santé intégrative. Conception du soin essentielle pour la santé physique et mentale de chacun d’entre nous.

La sophrologie, un atout précieux pour la santé physique et mentale

Samedi 21 février 2026, se tenait l’Assemblée Générale du Syndicat des Sophrologues Professionnels (SSP). Ce fut un après-midi riche! Les membres du conseil ont présenté les actions du syndicat pour continuer de faire reconnaître le métier de sophrologue, sa déontologie, l’éthique associée à la profession et la rigueur des formations. Il me semble important de le partager. En effet, si la sophrologie est plus répandue aujourd’hui, elle reste méconnue par un grand nombre. La volonté de définir un cadre qui rallie des écoles au niveau national anime notamment les actions réalisées. J’espère sincèrement que cela aboutira à une reconnaissance plus affirmée et plus solide, de la sophrologie et de ses praticiens professionnels.

Deux interventions passionnantes étaient au programme :

Le Docteur Alain Toledano, oncologue radiothérapeute co-fondateur de l’Institut Rafaël, a partagé la démarche de santé intégrative qui est au cœur de cet Institut.

« Personne ne détient tous les outils », énonce-t-il.

C’est pourquoi médecins et praticiens de médecines alternatives œuvrent ici en équipe pluridisciplinaire. Ils allient leurs compétences et leur savoir-être au service de la santé des personnes atteintes de cancer ou de pathologies chroniques, dans une posture intégrative. La sophrologie fait partie des 45 disciplines alternatives représentées.

De nombreuses études scientifiques ont étayé ce témoignage. Elles portent notamment sur l’efficacité des traitements et se sont déroulées à l’Institut Rafaël. D’autres sont issues de revues scientifiques de renommée mondiale comme Nature. Ces études montrent l’importance de prendre en compte chaque personne dans sa globalité et ses émotions. Or, le système de soin actuel est centré sur la maladie. « Il faut changer de paradigme », affirme ainsi le Docteur Toledano. Se centrer sur la personne et développer une vision intégrative du parcours de soin.

Le Docteur Anne Galouzeau de Villepin, psychiatre et sophrologue, est ensuite revenue aux racines phénoménologiques de la sophrologie pour en dévoiler toute la richesse.

L’étymologie du terme « sophrologie » permet de définir cette discipline comme la recherche d’une harmonie corps/esprit. C’est une pratique psycho-corporelle. Or, notre culture occidentale sépare le corps et l’esprit. Dans une visée thérapeutique, le neuropsychiatre Caycedo a commencé par s’intéresser à la phénoménologie pour soigner autrement. Ce courant philosophique était utilisé en cures au milieu du XXe siècle. Il place les phénomènes perçus par le corps au cœur de sa démarche. En le présentant, le Docteur Galouzeau de Villepin a mis en évidence le lien corps-esprit, puis une courte pratique a contribué à le donner à ressentir concrètement. Forte du retour d’expérience partagé, elle a résumé :

« Le corps apaise le mental. »

C’est alors le fil rouge de tout accompagnement sophrologique, qu’elle a repris en analysant le déroulé d’une séance. Le respect de l’autre, son écoute et l’absence de jugement, ces fondamentaux éthiques, permettent que « Du fond de l’obscurité, des choses s’allument ». Comme elle le dit encore si joliment, avec la pratique, « l’émotion du dévoilement d’une vérité personnelle » surgit chez le consultant.

L’émotion est inscrite dans le corps. Elle est l’association de manifestations physiques (tel le pouls qui s’accélère), d’affect et d’intellect. Ainsi,

« L’émotion est lien entre corps et esprit. »

C’est pourquoi le retour d’expérience corporelle vécue est important après une pratique.

Je remercie ici encore les organisateurs et intervenants de cette AG inspirante pour leurs partages et leurs actions.